Un jeune Français à Athènes

Athènes
Athènes

Xavier Bargue

Stagiaire

Comment perçoit-on Athènes lorsque l’on est Français et que l’on y vit pendant neuf mois à l’âge de 20 ans ? Vaste question à laquelle je vais essayer de répondre de manière simple et concise.

Arriver à Athènes début septembre, alors que les derniers touristes étrangers quittent le pays, c’est tout d’abord découvrir le plaisir du beau temps, et le parfum des orangers qui embellissent les trottoirs, tandis qu’a Paris, il pleut déjà.

Athènes en automne, c’est aussi le plaisir de pouvoir voyager certains week-ends sur les îles du Golfe Saronique, non pas comme un touriste en été, mais pour se libérer l’esprit du travail de la semaine.

Un beau défi à relever à 20 ans est d’apprendre la langue grecque, qui a donné tant de mots au français, et dont on peut facilement reconnaître les racines communes. Étant stagiaire, je n’ai pas souvent eu l’occasion de fréquenter des gens de mon âge pour parler avec eux et participer aux nombreuses soirées étudiantes qui animent la ville à toute époque de l’année. C’est donc par le dialogue avec mes collègues de travail que j’ai pu progresser dans cette belle langue.

Avec quelques connaissances de grec, Athènes prend aussi un autre visage. Il devient possible de parler aux commerçants, d’engager des conversations, et de recevoir de grands sourires lorsque l’on commence à répondre « είμαι από την Γαλλία » à la question rituelle « από που είσαι; ».

C’est aussi en voulant découvrir la culture grecque moderne que j’ai commencé à apprécier sous une autre lumière les quartiers de Plaka et de Monastiraki, où peuvent facilement se trouver de nombreux albums de musique et de nombreux films de « l’âge d’or » des productions grecques.

Le retour du printemps s’accompagne des odeurs d’orangers que l’automne et l’hiver avaient chassées, et les souvenirs des premiers jours à Athènes refont alors surface.

C’est en repensant à mes premières semaines en Grèce que je me rends compte finalement à quel point Athènes m’a fait changer, et combien j’ai pris plaisir à vivre déjà sept mois dans une ville où je me sens désormais chez moi.

Le retour du printemps s’accompagne des odeurs d’orangers que l’automne et l’hiver avaient chassées, et les souvenirs des premiers jours à Athènes refont alors surface.
Le retour du printemps s’accompagne des odeurs d’orangers que l’automne et l’hiver avaient chassées, et les souvenirs des premiers jours à Athènes refont alors surface.

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