Entre antiquité et modernité

Vicky Papaefthymiou
Vicky Papaefthymiou

La rue Dionysiou Aréopaghitou (du nom du Patron de la ville d’Athènes Dionysios Aréopaghitis) au centre historique de la ville, est en toute saison, la promenade incontournable des résidants permanents d’Athènes  mais aussi des touristes de passage dans la capitale de Grèce.

Et à juste titre. C’est une voie piétonne, récemment aménagée, dallée, bordée d’oliviers et de lauriers roses, parfaitement incrustée au caractère sacré des lieux et au charme des nombreux monuments qui abondent dans la région. C’est une rue qui remonte à l’Antiquité et qui, au fil des siècles, a subi diverses interventions avant de prendre sa forme actuelle.

Le printemps est certainement la saison idéale pour s’y promener si l’on veut profiter pleinement de la douceur du climat, de la beauté des lieux mais aussi des odeurs exhalées des orangers en fleurs, du jasmin, du chèvrefeuille qui embaument l’air et excitent les sens.

La rue Dionysiou Aréopaghitou (du nom du Patron de la ville d’Athènes Dionysios Aréopaghitis) au centre historique de la ville, est en toute saison, la promenade incontournable des résidants permanents d’Athènes mais aussi des touristes de passage dans la capitale de Grèce.

On peut y accéder en métro, descendre à la station Acropolis, qui est, en elle-même, un petit musée qui donne au visiteur une idée de ce qu’il va voir au nouveau musée ultramoderne de l’Acropole, à quelques mètres de là.

En sortant à la surface, on suit le flot des promeneurs de tout âge et de toute nationalité qui dans leur majorité prennent la rue Dionysiou Aréopaghitou en direction de Thisio (ancien temple dédié aux Dieux Héphaistos et Athéna). On longe le musée tout transparent de l’Acropole et de l’extérieur, à travers les murs vitrés, on peut distinguer les trésors qui y sont abrités et la foule des visiteurs attroupés autour des sculptures en train d’écouter les explications des guides tout en admirant les chefs d’oeuvres de l’art classique.

En avançant, sur sa gauche, on voit les jolies maisons néoclassiques, aux façades imposantes, habitées par quelques privilégiés vu le coût d’achat exorbitant d’une maison comme ça dans la région.

Sur sa droite, on peut contempler l’Acropole, massif rocheux boisé par endroits- il y a des pins et des oliviers-surmonté du fameux Parthénon, symbole éternel de la beauté et de l’harmonie classiques évoquant le siècle de Périclès.

Au pied de l’Acropole, enfoui dans des arbustes, le théâtre antique d’Hérode d’Attique, joyau d’architecture où, en été, lors du festival d’Athènes, on peut assister à des représentations théâtrales, à des concerts ou à des spectacles de danse. Plus loin, à gauche, une petite église, un restaurant chic et au fond, en faisant un détour, on accède à une petite église byzantine, perdue dans une forêt de pins, faite de briques et de bois, l’église de St-Démètre Loubardiaris avec des icônes précieuses et d’une architecture admirable.

Reprenant la voie principale qui dans son prolongement s’appelle la rue Apostolou Pavlou (la rue de l’Apôtre Paul) on se dirige vers la partie la plus moderne de la région.

En face de l’Acropole domine la butte du Lycabette surmontée d’une petite église toute blanche, celle de St.Georges. Le soir, Le Parthénon et le Lycabette illuminés offrent un spectacle unique, magique, surtout si l’on a la chance de s’y trouver un soir de pleine lune.

En s’approchant de Thisio, à gauche, sur une douce colline, on distingue l’ancien Planétarium qui donne un ton particulier au paysage et en avançant, on s’aperçoit petit à petit que la modernité prend le dessus par les nombreuses terrasses de café jouxtées, de côté et d’autre, les immeubles modernes, et les demeures néoclassiques restaurées.

Agréable surprise : un cinéma de plein air, noyé dans la verdure, “le Thision”, véritable oasis de fraîcheur les mois chauds d’été, qui passe des films de qualité aussi bien contemporains que des années 50 et 60. À quelques mètres des cafés, les étals des camelots qui vendent toute sorte d’objets artisanaux, le plus souvent de la pacotille, des immigrés qui lancent en l’air de miniscules objets ailés, lumineux, pour attirer l’attention des passants et gagner ainsi quelques sous.

Ici et là, quelques musiciens en solo ou en petits groupes jouent de la musique pour divertir les promeneurs qui sont nombreux : des familles entières, des jeunes mamans qui poussent la voiture du bébé, des gosses, émerveillés par le spectacle qui se déploie devant leurs yeux, regardent, sautillent, poussent des cris de joie. Mais on y rencontre aussi des personnes âgées, des jeunes amoureux qui se promènent la main dans la main, des touristes étrangers, une foule multicolore et joyeuse qui anime les lieux.

La vitalité des temps modernes en alliage avec le charme de l’Antiquité.

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