
L’Institut du Monde Arabe accueille cet été une exposition singulière consacrée aux jardins d’Orient au fil des siècles, de la péninsule ibérique aux Indes. L’Histoire des Jardins d’Orient se déploie ainsi aux yeux du visiteur à travers 300 œuvres d’art issues de musées internationaux et de collections privées, des maquettes, des photos géantes, des dispositifs rappelant l’ingéniosité des ingénieurs du passé et l’influence des jardins d’Occident.
Des Jardins suspendus de Babylone et de ceux du Taj Mahal à ceux de l’Alhambra de Grenade, au parc al-Azhar, récemment construit au Caire, et au Jardin d’essai d’Alger, l’art des jardins, tout aussi privé que public, est présenté sous tous ses aspects : culturel, historique, technique, botanique, environnemental, social… Point commun à tous ces jardins: l’eau.
Sur le parvis de l’IMA, le paysagiste Michel Péna a créé un jardin éphémère où embaument les roses, les fleurs d’oranger et le jasmin, et qui révèle les diverses facettes de l’art des jardins, alors que François Abelanet est à l’origine de l’immense anamorphose végétale. À partir du 10 septembre et jusqu’à la fin de l’Exposition le 25 septembre 2016, le compositeur Zad Moultaka va y ajouter une nouvelle dimension sonore cette fois-ci.

Le visiteur non seulement pourra se promener dans les allées du jardin pour admirer la végétation et se laisser imprégner des parfums enivrants des fleurs, mais il pourra aussi entendre des sons (façonnés par la voix humaine) recréant la jungle, des chants, des murmures, des bourdonnements, des craquements d’insectes, du vent, du feu. Bref, une oasis sensorielle et une riche source de documentation sur les Jardins d’Orient, en plein Paris.




